Galerie

J’ai réalisée cette aquarelle en 2018, dans l’est de La Réunion où j’ai longtemps habité. Je peignais cette année-là au bord de la rivière, avec l’intention d’entrer dans ce milieu et de le décrire de l’intérieur, dans son langage d’eau. J’ai peint ce bloc de nombreuses fois, mais à la suite de cette aquarelle j’ai noté : nul obtenir, nul soutenir, ni contenir, ni détenir, ni entretenir, ni retenir, ni appartenir… A partir de là j’ai commencé à comprendre quelque chose du libre-cours de ces rivières.

Un arbre qui lève la tête au-dessus des autres, comme pour observer la vallée entre lumière et brume. Que peindre ? La lumière qui passe à travers lui, que son feuillage retient, me retient moi-même. Il joue avec tout cela sans en avoir l’air. Au milieu. Je me rappelle ce que dit Alexandre Hollan des courants qui passent par les arbres et de ce qui s’ouvre par eux. Finalement je le peins avec la toile de fond, et j’essaie de me mettre au diapason.